16 JOURS D’ACTIVISME CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FIL LES ET AUX FEMMES, EDITION 2024 : DÉNONCER POUR QUE CELA S’ARRÊTE
Dans le cadre de la commémoration des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux filles et aux femmes, le Mouvement Féministe du Mali (MFM) et l’AMPJ, ont tenu ce samedi 7 décembre 2024, au Centre for Hope Souadou Diabaté, à Baguineda, une causerie débat sur le thème : « Comprendre le rôle des familles dans la lutte contre les VBG et comment le sport peut y contribuer ».
De Bamako, la délégation du MFM était composée de la Coordinatrice du Mouvement Féministe du Mali, Mme Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, de la secrétaire exécutive du MFM, Mme Maïga Mariam Diawara, la chargée de communication, Mme Maïmouna Traoré, le gestionnaire M. Jean E. Diallo et plusieurs membres du MFM, Elle a été reçue par la présidente du Centre, Mme Souadou Diabaté qui avait à ses côtés, les jeunes élèves du centre (filles et garçons), de Djalakorodji, Kassela, Namana, Sotuba et de Baguineda et leurs coach, en présence de M. Diarra, maire de commune de Baguineda.
Le Secrétaire général, M. Diarra, chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune de Baguineda, a souhaité la bienvenue aux différentes délégations, « je souhaite la bienvenue à tous et à toutes, c’est le lieu aujourd’hui, de parler des mérites de Mme Mme Souadou Diabaté, promotrice du centre, qui se bat jour et nuit, pour la promotion des droits des filles et du sport, facteur d’intégration et de cohésion sociale. » Il a demandé aux jeunes d’écouter les conseils des grandes personnes en face d’eux et mettre en pratique les conseils qui vont être donnés.
Dans son allocution, Mme Diabaté, a fait savoir que L’AMPJF est une organisation féminine œuvrant pour l’amélioration des conditions de vie de la jeune fille en milieux rural et urbain à travers le pouvoir du football. Et de faire l’historique du centre tout en soulignant les difficultés rencontrées et les défis à relever. Mme Diabaté a souligné que son organisation avant les difficultés avait 71 cenres à travers le pays.
La Coordinatrice du Mouvement féministe du Mali (MFM), Mme Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, a fait l’historique du Mouvement, initié en 2014. Le MFM a obtenu son récépissé en 2023. Elle a donné les conditions d’adhésion au Mouvement et ses principes, à savoir : la défense des droits des filles et des femmes partout au Mali sans aucune discrimination ; l’égalité et l’équité entre les sexes.
Pour la chargée de communication du MFM, Mme Maïmouna Traoré, elle a un bref aperçu sur les origines de la célébration des 16 jours d’activisme. Selon elle, c’est en 1960, les sœurs « Mirabel » ont été assassinées en République Dominicaine, parce qu’elles défendaient les droits des femmes. En 1991, pour la première fois, lors du forum “Institut international pour le leadership féminin », une campagne de 16 jours pour la lutte contre la violence faite aux filles et aux femmes a eu lieu, organsée par l’université de Rutgers aux USA. A-t-elle dit. Les 16 jours d’activisme ont été alors, officiellement instituées par l’ONU en 1993 et commémorées du 25 novembre au 10 décembre, date de la célébration de la Déclaration universelle des droits de l’homme.
Après ces explications sur les origines de l’évènement, des explications sur les violences basées sur le genre et ses différentes formes ont été expliquées par la Secrétaire exécutive du MFM, Mme Maïga Mariam Diawara et Mme Souadou Diabaté. Ces formes de violences vont de celles psychologiques, morales, aux formes institutionnelles, en passant par celles politiques et familiales. Pour elles, « il faut avoir le courage de dénoncer les cas de violences, quand on ne dénonce pas les violences, ça ne s’arrête pas ». Dès fois, à travers des exemples donnés, certaines violences seraient malheureusement couvertes par la famille ou la communauté elle-même.
Les jeunes très intéressés ont posé des questions pertinentes qui ont reçu des explications de la part des défenseures des droits humains et particulièrement les filles et les femmes. Quant à à la question d’une élève du Centre sur ce qu’il faut faire en cas de viol ?
Mme Maïga Mariam Diawara a expliqué « Ne pas prendre de bain, ni changer d’habits, faites tout pour vous rendre à la gendarmerie ou à la police, on vous guidera vers un Centre de santé ou stop center ».
Mme Souadou Diabaté a invité les chefs de villages, les chefs de familles, les autorités locales à prendre à bras le corps, le phénomène, car explique-t-elle, « quand une personne est violée, elle reste avec cette marque jusqu’à la fin de sa vie ».
La cérémonie a pris fin par un math « gala » dont le coup d’envoi a été donné par le maire de commune de Baguineda. La balle a été saisie par la Coordinatrice du Mouvement féministe du Mali, M. Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, capitaine de l’équipe des défenseurs des droits humains. Les défenseurs des droits humains ont gagné le match par 2 buts contre 0 du côté de l’équipe des jeunes du centre.





