RENFORCEMENT DE CAPACITE EN COMMUNICATION INTERNE DES MEMBRES DU MOUVEMENT FEMINISTE DU MALI (MFM).

Du !8 au 19 juillet 2025, au Mémorial Modibo Keita, s’est tenu un atelier de renforce ment des capacite des membres du MFM en communication interne, ainsi que la communication en signe des sourds, pour plus d’interaction avec les membres malentendants. C’était en présence d’une trentaine de membres dont certains points focaux des régions (Kayes, Sikasso, Mopti, Ségou et Koulikoro) et le président du Conseil d’Administration M. Bouye Diallo. Les facilitateurs étaient M. Sadou Abdoulaye, Journaliste, Spécialiste en Communication, Plaidoyer, Éducation aux Mediaş et Journalisme sensible aux conflits Coordinateur général de l’IDEM et M. Moussa Kéïta, traducteur et formateurs à l’École des Sourds (Une école classée d’utilité publique qui va jusqu’au Diplôme d‘études fondamentale (DEF).

 

Après l’ouverture de l’atelier par la Chargée de Communication Mme Maimouna Traoré, qui a planté le décor en présentant l’objectif général de cette formation en communication interne, qui est le renforcement des capacités institutionnelles des membres du Mouvement Féministe du Mali. Ce qui rendra les membres plus opérationnels et efficaces et efficients dans le travail quotidien.

A travers un pré-test, le formateur a pu connaitre le niveau de compréhension des participants-es en communication de façon général. Il a ensuite développé ce qu’est-ce la Communication ? ; la Communication globale et associative ; le travail avec les médias…etc. Pour ce qui est la communication utile pour le MFM est selon Sadou S. Yattara, « celle qui sert à s’attacher une image positive, faire adhérer, convaincre.  Celle-ci est une action planifiée qui facilite le dialogue entre différents acteurs réunis autour d’un problème ou d’un but afin d’identifier et de mettre en œuvre une initiative concrète visant à solutionner le problème ou atteindre le but en question. »

 

Des explications du facilitateur, les membres ont compris que « la communication interne est stratégique pour le fonctionnement d’une administration qu’elle soit publique ou privée. Elle s’adresse à l’administration elle-même et permet une circulation multidirectionnelle de l’information. Communiquer en interne, c’est assurer la circulation d’informations entre les collaborateurs. La communication à l’interne désigne ainsi l’ensemble des interactions qui permettent de transmettre une information. Sa maîtrise est indispensable. »

La mi-journée du 2ème jour a été consacrée a la présentation de la vision du Mouvement féministe du Mali, par sa Coordinatrice Mme Diarra Djingarey Maïga. Cette présentation a été suivie de la communication en signes des sourds par M. Moussa Keita, traducteur et formateur à l’école des sourds.

 

Il a fait une présentation pratique et démonstrative en langage des signes. C’est dans le but, comme l’a dit la Coordinatrice de « mieux comprendre les besoins des membres de cette communauté, c’est la sororité qui prime, toutes les femmes sont des sœurs. Nous devons tous-es, nous approprier les principes des féministes. Et mots-clés comme promotion, protection, ouverte, empathie, accompagnement, soutien, lois, genre, égalité, équité, stéréotypes, inclusion, respect, assistance, diversité. » Ainsi, a la fin de la courte formation avec M. Moussa Keita, chaque participant a pu avoir un code, s’identifier, se présenter, saluer en langage des signes.

 

Les deux jours de formation selon les participants-es ont été très bénéfiques. La Coordinatrice Mme Diarra Djingarey Maïga a invité tous les membres à capitaliser les connaissances acquises et à les transmettre aux autres qui n’ont pas fait le déplacement.

 

RENCONTRE PANAFRICAINE AU KENYA : LE MOUVEMENT FEMINISTE DU MALI AU CŒUR DE LA SOLIDARITE ENTRE MOUVEMENTS FEMININS DU CONTINENT

Du 23 au 27 juin 2025, le Mouvement Féministe du Mali a pris part au rassemblement panafricain organisé par le réseau Me Too Africa à Diani Beach, au Kenya. Cette rencontre de haut niveau a réuni des militantes féministes venues de toute l’Afrique, autour d’un objectif commun : renforcer la solidarité et la coopération entre les mouvements féminins du continent.

Le Mouvement féministe du Mali était représenté par sa Coordinatrice Diarra Djingarey Ibrahim Maïga et Mariam Dembélé, chargée des questions de VBG. Nos deux représentantes ont activement participé aux travaux, marqués par des échanges profonds et stratégiques.

Placée sous le thème « Que pouvons-nous faire ensemble que nous ne pouvons pas faire séparément ?», cette rencontre a été l’occasion de réfléchir collectivement à des approches transversales et intersectionnelles en matière de justice de genre. Au programme : justice pour les survivantes, sécurité numérique, bien-être des militantes, éducation féministe et stratégies de résistance collective.

À travers des ateliers, panels et moments de sororité, les représentantes du Mali ont porté haut les réalités locales : violences basées sur le genre, défis sécuritaires mais aussi, résilience, engagements communautaires et espoirs d’un futur féministe. « Ce rassemblement nous a rappelé que la force de nos luttes réside dans notre capacité à créer des ponts, à penser ensemble et à agir ensemble », a déclaré Mariam Dembélé à l’issue de la rencontre.

Le Mouvement Féministe du Mali, rentre avec une énergie renouvelée, des partenariats renforcés et une volonté affirmée de poursuivre son engagement en faveur des droits, de la justice et de la dignité des femmes et des filles au Mali et en Afrique.

 

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