16 JOURS D’ACTIVISME CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FIL LES ET AUX FEMMES, EDITION 2024 : DÉNONCER POUR QUE CELA S’ARRÊTE

Dans le cadre de la commémoration des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux filles et aux femmes, le Mouvement Féministe du Mali (MFM) et l’AMPJ, ont tenu ce samedi 7 décembre 2024, au Centre for Hope Souadou Diabaté, à Baguineda, une causerie débat sur le thème : « Comprendre le rôle des familles dans la lutte contre les VBG et comment le sport peut y contribuer ».

De Bamako, la délégation du MFM était composée de la Coordinatrice du Mouvement Féministe du Mali, Mme Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, de la secrétaire exécutive du MFM, Mme Maïga Mariam Diawara, la chargée de communication, Mme Maïmouna Traoré, le gestionnaire M. Jean E. Diallo et plusieurs membres du MFM,  Elle a été reçue par  la présidente du Centre, Mme Souadou Diabaté qui avait à ses côtés, les jeunes élèves du centre (filles et garçons), de Djalakorodji, Kassela, Namana, Sotuba et de Baguineda et leurs coach, en présence de  M. Diarra, maire de commune de Baguineda.

 

Le Secrétaire général, M. Diarra, chargé d’expédier les affaires courantes de la Commune de Baguineda, a souhaité la bienvenue aux différentes délégations, « je souhaite la bienvenue à tous et à toutes, c’est le lieu aujourd’hui, de parler des mérites de Mme Mme Souadou Diabaté, promotrice du centre, qui se bat jour et nuit,  pour la promotion des droits des filles et du sport, facteur d’intégration et de cohésion  sociale. » Il a demandé aux jeunes d’écouter les conseils des grandes personnes en face d’eux et mettre en pratique les conseils qui vont être donnés.

Dans son allocution, Mme Diabaté, a fait savoir que L’AMPJF est une organisation féminine œuvrant pour l’amélioration des conditions de vie de la jeune fille en milieux rural et urbain à travers le pouvoir du football. Et de faire l’historique du centre tout en soulignant les difficultés rencontrées et les défis à relever. Mme Diabaté a souligné que son organisation avant les difficultés avait 71 cenres à travers le pays.

 

La Coordinatrice du Mouvement féministe du Mali (MFM), Mme Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, a fait l’historique du Mouvement, initié en 2014. Le MFM a obtenu son  récépissé en 2023. Elle a donné les conditions d’adhésion au Mouvement et ses principes, à savoir : la défense des droits des filles et des femmes partout au Mali sans aucune discrimination ; l’égalité et l’équité entre les sexes.

Pour la chargée de communication du MFM, Mme Maïmouna Traoré, elle a un bref aperçu sur les origines de la célébration des 16 jours d’activisme. Selon elle, c’est en 1960, les sœurs « Mirabel » ont été assassinées en République Dominicaine, parce qu’elles défendaient les droits des femmes. En 1991, pour la première fois, lors du forum “Institut international pour le leadership féminin », une campagne de 16 jours pour la lutte contre la violence faite aux filles et aux femmes a eu lieu, organsée par l’université de Rutgers aux USA. A-t-elle dit. Les 16 jours d’activisme ont été alors, officiellement instituées par l’ONU en 1993 et commémorées du 25 novembre au 10 décembre, date de la célébration de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Après ces explications sur les origines de l’évènement, des explications sur les violences basées sur le genre et ses différentes formes ont été expliquées par la Secrétaire exécutive du MFM, Mme Maïga Mariam Diawara et Mme Souadou Diabaté. Ces formes de violences vont de celles psychologiques, morales, aux formes institutionnelles, en passant par celles politiques et familiales. Pour elles, « il faut avoir le courage de dénoncer les cas de violences, quand on ne dénonce pas les violences, ça ne s’arrête pas ». Dès fois, à travers des exemples donnés, certaines violences seraient malheureusement couvertes par la famille ou la communauté elle-même.

 

 

Les jeunes très intéressés ont posé des questions pertinentes qui ont reçu des explications de la part des défenseures des droits humains et particulièrement les filles et les femmes. Quant à à la question d’une élève du Centre sur ce qu’il faut faire en cas de viol ?

Mme Maïga Mariam Diawara a expliqué « Ne pas prendre de bain, ni changer d’habits, faites tout pour vous rendre à la gendarmerie ou à la police, on vous guidera vers un Centre de santé ou stop center ».

Mme Souadou Diabaté a invité  les chefs de villages, les chefs de familles, les autorités locales à prendre à bras le corps, le phénomène, car explique-t-elle, « quand une personne est violée, elle reste avec cette marque jusqu’à la fin de sa vie ».

 

La cérémonie a pris fin  par un math « gala » dont le coup d’envoi a été donné par le maire de commune de Baguineda. La balle a été saisie par la Coordinatrice du Mouvement féministe du Mali, M. Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, capitaine de l’équipe des défenseurs des droits humains. Les défenseurs des droits humains ont gagné le match par 2 buts contre 0 du côté de l’équipe des jeunes du centre.

ATELIER SUR LE RAPPORTAGE AUPRES DES MECANISMES DE PROTECTION DES DROITS DES FEMMES ET DU GENRE

Le développement de toute entité requiert une prise en compte des besoins essentiels dont ceux relatifs aux aspects, structurels, logistiques financier ou opérationnels, afin de mieux concrétiser son fonctionnement. C’est dans cet objectif, que le Mouvement féministe du Mali (MFM) a organisé du 26 au 29 novembre 2024, au Mémorial Modibo Kéïta, un atelier sur le rapportage auprès des mécanismes de protection des droits des femmes et du genre. 

  L’atelier regroupe une vingtaine de membres de Bamako et des régions. C’était en présence du Président du Conseil d’Administration M. Bouye Diallo, de la Coordinatrice Mme Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, de la Secrétaire exécutive Mme Maïga Mariam Diawara et de plusieurs membres. Le formateur était M. Mamadou Malick Sow, consultant.

L’objectif global visé est de familiariser les membres avec les techniques de rapportage auprès des mécanismes de protection des droits des femmes et du genre. Ceci, pour plus d’efficacité dans la rédaction des rapports adressés à ces mécanismes. Les membres aussi un renforcement de capacités sur les concepts et les outils de base de concept genre et son intégration dans leurs interventions.

Cette activité, qui rentre dans le cadre du renforcement efficace des capacités opérationnelles du Mouvement, est sur un financement de la Fondation pour une Société Juste (FJS).

Le Mouvement Féministe du Mali (MFM) a été initié en 2014, pour servir d’espace d’échanges d’expériences, d’interaction, de partage fructueux, d’analyses et de synergie entre les femmes leaders de différentes générations, de divers horizons (jeunes femmes leaders urbaines et rurales, féministes, activiste des droits des femmes et des filles, académiciennes, actrices de la société civile, des secteurs publics et privés). Un cadre d’échanges de nature à vivifier et pérenniser le mouvement féministe du Mali.

Le MFM a pour objectifs de : Favoriser l’avancement de l’égalité entre hommes et Femmes ; Promouvoir la diversité ; D’encourager la lutte contre la discrimination au sein des mouvements de femmes d’Afrique de l’Ouest francophone en générale et ceux des femmes maliennes en particulier ; Mettre en place des processus, des stratégies de mobilisation efficaces, pour mieux positionner la question des femmes dans l’agenda politique global.

ATELIER SUR LA VIE ASSOCIATIVE

Dans le but de renforcer les capacités de ses membres  dans la gestion de la vie associative, le Mouvement féministe du Mali (MFM) a débuté aujourd’hui,22 octobre 2024, un atelier de cinq (5) jours au Mémorial Modibo kéïta à Bamako. L’atelier qui prendra fin le 26 octobre, regroupe une vingtaine de participantes venues des différentes régions où résident des points focaux MFM, ainsi le bureau de Bamako.

 

L’objectif principal de cet atelier est de renforcer l’efficacité́, la transparence et la cohésion au sein du Mouvement pour une meilleure promotion de l’égalité́ des sexes et la lutte contre les discriminations.  Ce renforcement de capacité porte sur la vie associative, de la création à la gestion inclusive à travers  le montage de projets avec l’approche « Gestion Axée sur les Résultats (le Modèle Logique :ML et la Cadre de Mesure de Rendement : CMR).» ; les étapes sur le suivi et l’évaluation de projets (objectifs, types, étapes/processus, différence entre suivi-évaluation et indicateurs de suivi).

Les participantes, au cours de cinq (5) jours vont se familiariser avec les notions  de gestion d’une association et identifier les situations de conflits d’intérêts et les meilleures pratiques pour les prévenir et les gérer, assurant ainsi une gouvernance transparente et équitable au sein du Mouvement.

VISITE D’ÉCHANGES DU CERCLE DES FILLES DU MOUVEMENT FÉMINISTE DU MALI À DAKAR

Dans le cadre du renforcement des capacités institutionnelles du Mouvement Féministe du Mali, dans la perspective de son opérationnalisation efficace et efficiente, après la visite au Burkina-Faso, des membres du cercle des filles du MFM se sont rendus à Dakar du 28 juillet au 1er août 2024.

 

L’objectif spécifique de la mission était de renforcer la capacité d’analyser et d’action des cercles de fille du Mouvement Féministe du Mali sur : le genre, la constitution du Mouvement féministe et le droit sexuel. Pendant trois (3) jours, les membres des cercles des filles du Mouvement Féministe du Mali, ont travaillé sur les thématiques suivantes : La vie associative, le genre, le féminisme, l’engagement féministe, la diversité sexuelle, le développement des capacités de mobilisation sociale et le droit sexuel.

Au cours de la mission, elles ont rencontré l’ONG ORGENS à Dakar/ Thiès, à cette étappe, les thèmes abordés ont été : la mobilisation sociale sur les thématiques (Règle de vie, Expérience des négresses féministes du Togo et Création d’une campagne de sensibilisation sur les questions féministes importantes pour notre communauté) ;

Le Droit sexuel et la santé de la reproduction, avoir le contrôle sur son propre corps.

La seconde visite était au siège de Ywa, leader du task force du Sénégal et membre du mouvement sous régional ODAS à Dakar. Le thème débattu était les Droits humains, orientation sexuelle et identités de genre avec une visite au siège de Kiiraay à Dakar.

Le 4em thème concernait le Genre, le féminisme et l’engagement sur les thématiques (Histoire et courants des mouvements féministes, Féminisme, vision, genre, identités de genre et contrôle du corps, Les luttes passées et actuelles pour l’égalité de genre en Afrique de l’ouest et au Sénégal).

Participation à la Deuxième Édition de l’Université Féministe d’été d’Afrique de l’Ouest et du Centre (UEF 2024),

Cette 2eme Edition de l’Université d’Été Féministe d’Afrique de l’Ouest et du Centre (UEF 2024) s’est déroulée, dans la salle de Hôtel Neptune Saly, sous le thème : Capitaliser nos Connaissances et Pratiques Féministes et Croiser nos Dynamiques d’Actions Collectives Intersectionnelles. L’activité a commencé par les mots de bienvenue de Mme Awa Fall, qui a mis l’activité dans son contexte, puis les présentations ont suivies. S’en est suivi un jeu interactif En vue de rendre dynamique l’ouverture a été commerce par un jeu interactif qui offre une occasion d’échanger entre participantes, l’animation était assurer par le groupe de prestation artistique « Les Rosettes ».

La cérémonie d’ouverture officielle a été faite par Mme Maimouna Astou Yade, Directrice exécutive de JGEN Sénégal et Co-Initiatrice de l’UEF, Mme Kadidiatou Sow, Directrice du centre ODAS et Mme Maimouna DIEYE, Ministre de la Famille et des Solidarités. Le premier panel a été aminé par 4 grandes Féministes Elles ont parlé sur les résistances et les défis du Mouvement féministe noir en Afrique de 1970 à aujourd’hui. Dans le deuxième panel, était sur le financement des organisations féministes en Afrique francophone, (Comment rendre flexible les financements pour donner plus d’opportunités aux jeunes organisations féministes, avec des Bailleurs tels que : FJS / Fondation HEWIETT / AWDF.

Échanges en ligne avec Elza Bakole Badjoumbena sur la mobilisation sociale.

Elle a donné des explications sur le plan d’action de la mobilisation sociale, les points suivants ont été ressortis :

  • Sensibiliser : éduquer, influencer les politiques et plaidoyer.
  • Les Étapes : Visibilité, changement des politiques, solidarité et sororité, transformation sociale.
  • Les Vagues : Du XIX -ème Siècles à nos jours.
  • Les Courants : Féministe libéral, socialiste et radical.
  • Les Principes Clés : L’intersectionnalité, la solidarité et la sororité.

Elle a aussi donné les contenus des Stratégies de Mobilisation en 3 points :

  • Planification et organisation (identifier les objectifs et les enjeux, chercher les personnes qui peuvent aider à long terme, faire la cartographie des allier et opposants)
  • Techniques et Outils (les réseaux sociaux, les manifestations, les évènements, cartographie des talents, apprendre à se présenter et à connaitre tout sur le mouvement).
  • Focus Zoom (Lobbying, Campagne de sensibilisation et Négociation en ligne comme en vrai).

La rencontre avec l’Organisation YWA / Youth Women for Action (Jeunesse Féminine pour l’Action) :

Cette rencontre était basée sur le droit sexuel et la santé de la reproduction, avoir le contrôle sur son propre corps avec l’explication des programmes/projets sur l’avortement sécurisé et Médicalisé au Sénégal :

Après les présentations la Coordinatrice de YWA a présenté leur structure et la genèse de l’organisation.

Elles ont aussi partagé leurs objectifs qui consiste à lutter contre les avortements clandestins et rendre effectif les services de santé sexuelle et reproductif des femmes et des filles. Pour ce faire, elles ont comme cibles : La Communauté, les Médias et les Parlementaires. Elle a aussi parlé des innovations mises en place par un Comité de plaidoyer, la pluridisciplinarité des membres du comité, la structuration par Groupe de travail, l’implication des religieux en amont pour la réalisation des projets et programmes.

A noter que YWA intervient également dans le domaine de l’entrepreneuriat et le leadership Féminin. Au cours des échanges, l’information a été donnée sur cette loi au Sénégal, qui interdit l’excision des jeunes filles depuis 1999.

Pour atteindre leur vision, elles travaillent avec des organisations comme : TASKFORCE / ODAS / IPAS et des associations des droits des femmes autour du sujet.

Rencontre avec Kiraay (Protection) :

Cette rencontre était focalisée sur la diversité Sexuelle : une organisation créée en 2013, mais qui a commencé ces activités en 2015. Elle compte 160 membres représentés dans 5 régions dont la majorité est à Dakar. Leurs activités sont axées sûr : le renforcement de capacités, psychosociales, l’équité, la sensibilisation, l’estime en soi et le plaidoyer.

L’organisation dispose d’un centre de refuge à Dakar et à Saint Louis dont la durée d’hébergement et de 3 mois, pour les personnes menacées par la population. L’activité principale de Kiraay pour atteindre leur objectif sont des projets de lutte contre le VIH pour couvrir les autres activités détestées par la population. Kiraay travaille avec des partenaires comme AWDF, voix Essentielle, NDI, MERICOS, ANCS et COC (pouvoir de fierté au Pays-Bas).

Échanges avec Mme Coumba Touré : Sur le Féminisme.

Elle a développé le concept du féminisme qui, pour elle, est une idéologie d’action, un ensemble d’idées pour penser le monde. En outre, c’est une idéologie qui peut changer les rapports de forces. Des séries de questions ont suivi dont les réponses ont satisfait les membres du cercle de filles du MFM. Elle a également parlé l’importance du bien être des défenseurs des droits des femmes pour défendre les causes des femmes.

Les filles assurent que les réponses aux différentes questions ont fait ressortir en elles, l’engagement féministe, l’estime en soi et la volonté d’améliorer leur comportement envers autrui.

 

Et enfin l’interviews avec Warka, une militante et promotrice de Warka TV (une télévision féministe) avait pour but de produire un documentaire sur la visite avec ORGENS.

 

VISITE D’ÉCHANGES DU CERCLE DES FILLES DU MOUVEMENT FÉMINISTE DU MALI, AU BURKINA-FASO

Un groupe de six personnes, dont 5 filles du cercle des filles du Mouvement féministe du Mali, plus le gestionnaire de formation et responsable administratif, sont en déplacement, pour une visite d’échanges au sein de l’Initiative Pananetugri pour le Bien-Être de la Femme, au Burkina-Faso. Cette activité a commencé ce matin et ce, jusqu’au 20 juillet 2024. C’est au Centre D’accueil Missionnaire Notre Dame de Lorette à Ouagadougou .

Pendant cinq (5) jours, les capacités d’analyse des filles seront renforcées sur le Genre, la construction et la consolidation des Mouvements féministes, le droit sexuel et la diversité. Le même exercice est prévu dans les jours à venir au Sénégal avec l’Observatoire des Relations de Genre au Sénégal.

ATELIER DE DÉFINITION DU CONCEPT DU FÉMINISME BASÉ SUR L’ANCRAGE SOCIOCULTUREL DU MALI

Le Secrétariat permanent du Mouvement Féministe du Mali (MFM) a invité à un atelier ses membres fondateurs et des experts des droits des femmes, à un atelier de définition du concept du féminisme en Bamanankan. C’était les 10 et 11 juillet 2024, au Mémorial Modibo Kéïta. 

Parmi les participants, en plus des membres fondateurs du Mouvement Féministe du Mali, dont l’ancienne ministre Bintou Founé Samaké, il y avait quelques membres du cercle des filles du Mouvement et M. Djaffar Sanogo, pro féministe et conseiller communal à Sikasso.

A travers cette session, le MFM cherchait une définition authentique du concept du féminisme basée sur l’ancrage socioculturel malien. L’atelier a offert un cadre d’échange, de compilation et d’harmonisation des différentes compréhensions du mot.

Pour Mme Maïga Mariam Diawara, Secrétaire générale du Mouvement Féministe du Mali (MFM)  « Le Mouvement entend mieux renforcer la visibilité et les valeurs du concept féministe au Mali, c’est pour cela, que vous avez deux jours d’échanges pour trouver une définition authentique du concept basée sur l’ancrage socioculturel malien ».

 

Au cours des échanges, les questions ci-après ont reçu des réponses à savoir : Quels sont les enjeux à considérer dans le Féminisme au Mali ? Quels types de Féminisme sont appropriés au Mali (en raison des dimensions socio-culturelles) ? Quelles dispositions sont à prendre pour les mettre en place et les accompagner de façon efficace ?

A la fin des deux jours d’échanges, les participants ont convenu de définitions simples en Bamanankan pour le féminisme, les féministes et le Mouvement féministe au Mali.

La facilitation était assurée par la Consultante et militante des droits des femmes Mme Bintou Nimaga.

CAUSERIE-DÉBAT SUR L’ENTREPRENEURIAT ET LE GENRE

Le Mouvement féministe du Mali, a organisé le 28 juin, au Mémorial Modibo Kéïta une causerie-débat sur l’entrepreneuriat et le genre, à l’endroit d’une cinquantaine de femmes évoluant dans l’informel et aspirant à la création d’entreprise. Elles sont membres de l’Association pour l’autonomisation des femmes en milieu rural et urbain (AFARMU), des maraîchères de l’Association pour l’insertion des femmes et l’épanouissement des enfants de Niamakoro A.I.F.E.E “Demba Djigui.

 

  

La causerie-débat visait le renforcement des connaissances des participantes sur la thématique et leur montrer l’importance du genre dans l’entrepreneuriat. Avec les animateurs: Mme Souadou Diabaté, entrepreneure sociale et l’entrepreneur et consultant dans le domaine, M. Dramane Tounkara, les problèmes auxquels les femmes sont confrontées ont été examinés et le genre débattu.

 

Pour Souadou Diabaté, la rencontre d’aujourd’hui, concerne les femmes qui mènent des activités dans le maraîchage, la teinture et autres. L’objectif pour elle, « c’est de mener un débat avec ces femmes pour qu’elles comprennent mieux le domaine dans lequel elles évoluent. Donner des conseils aux femmes, et discuter, c’est bon de défendre ses droits, mais il y a aussi le savoir-faire qu’il faut renforcer. Beaucoup de femmes disent qu’elles ne gagnent pas assez de bénéfices, c’est par ce qu’elles ignorent un peu comment faire l’épargne et aussi se donner un salaire. Les échanges ont permis de bien cerner tout ça ».

Dramane Tounkara a parlé de son expérience, avant de préciser aux dames qu’il faut prendre avec sérieux tout ce qu’on mène comme activité commerciale. Pour lui, « il faut avoir un objectif à atteindre pour mieux planifier ses activités, savoir ce qu’il faut faire, pour être en règle par rapport aux payements des taxes et autres ». Il a répondu à certaines questions, entres autres:  la création d’une entreprise; la gestions des ressources humaines et comment relever une entreprise et faire des bénéfices.

La présidente de l’Association pour l’autonomisation des femmes en milieu rural et urbain (AFARMU) et chargée de communication du MFM, Mme Maïmouna Traoré a dit qu’ « il est bon pour les femmes de connaître leurs droits, mais il est essentiel qu’elles sachent  comment se prendre en charge, assurer le bien-être de leur famille et être aussi de bonne citoyennes. Et cela se réalise à travers les activités qu’elles mènent ».

 

Quant à la Vice-présidente de l’A.I.F.E.E, Mme Camara Fatoumata Dabo, elle sait dit satisfaite de la rencontre et a remercié les animateurs et les femmes qui ont fait le déplacement.

 

 

8 MARS 2024 : CAUSERIE-DÉBAT SUR LA PARTICIPATION DES FEMMES À LA VIE PUBLIQUE ET POLITIQUE

Dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits des femmes, le Mouvement féministe a organisé une causerie-débat autour du thème national : « Représentativité des femmes à la vie publique et politique : défis, enjeux et perspectives ». C’était le samedi 16 mars 2024, dans la salle Chéché Dramé à Niamakoro, en commune VI. Aux côtés du MFM, l’Association pour l’autonomisation des femmes en milieu rural et urbain (AFARMU) et l’Association pour l’insertion des femmes et l’épanouissement des enfants (AIFEE) « Demba Djigui ».Dans le souci de contribuer à l’amélioration de la connaissance des femmes sur les origines du 8 mars et mener une réflexion sur leur représentativité à la vie publique et politique, selon le thème national de la journée, à savoir, «« Représentativité des femmes à la vie publique et politique : défis, enjeux et perspectives », le MFM et deux autres organisation féminines se sont données les mains. Elles se sont réunies avec leurs membres autour d’une causerie-débat, le samedi 16 mars 2024, dans la salle Chéché Dramé à Niamakoro, en commune VI.

 

Au présidium, la Coordinatrice du MFM, Mme Diarra Djingarey Maïga, la Secrétaire exécutive du Mouvement, Mme Maïga Mariam Diawara, la Chargée de communication du MFM et présidente de AFARMU, Mme Maimouna Traoré et la Vice-présidente de A.I.F.E.E, Mme Camara Fatoumata Dacko.

Les débats ont porté sur les origines du 8 mars, le féminisme et le thème de la journée « Représentativité des femmes à la vie publique et politique : défis, enjeux et perspectives ».

Selon la Coordinatrice du MFM, Mme Diarra Djingarey Maïga, l’une des missions du Mouvement féministe du Mali est de « développer et améliorer les capacités d’analyses et d’actions des féministes, activistes des droits des femmes, femmes défenseurs des droits humains, afin de consolider la vision féministe et faire progresser l’agenda des droits des femmes sur les enjeux identifiés comme prioritaires tant au niveau national, régional et international ».

La chargée de Communication du Mouvement Féministe du Mali (MFM), Mme Maïmouna Traoré, a rappelé les origines de la journée, pour elle, « la célébration de 8 mars, trouve sa source dans les combats des femmes depuis le 18ème siècle, au moment de l’industrialisation en Europe. C’est en 1910, lors d’une conférence internationale des socialistes à Copenhague, Clara Zetkin une journaliste allemande a demandé l’obtention d’une journée pour symboliser la lutte des femmes et l’accès au suffrage universelle». Ce qui fut accordée par la conférence .

 

Elle a continué en disant que c’est la Russie en 1921, qui a accordé une journée des femmes, avant que les Nations-Unies n’optent en 1977, la journée internationale des droits des femmes pour le 8 mars. Quant au Mali, il a commencé à commémorer la journée internationale des droits des femmes en 1994.

La Secrétaire exécutive, Mme Maïga Mariam Diawara indiquera que le « Mouvement féministe du Mali est fait pour regrouper toutes les couches féminines du Mali, autour d’un objectif commun en vue d’assurer leur développement socio-économique, sans aucune discrimination, c’est un espace d’échanges permettant aux femmes de s’exprimer librement sur leurs préoccupations quotidiennes ». Mme Maïga Mariam Diawara, dira que « les femmes ne doivent plus se minimiser sous prétexte qu’elles ne sont pas écoutées, les femmes doivent se battre afin d’occuper des postes de responsabilité comme les hommes ».

Quant à Mme Diarra Djingarey, elle précisera que ce Mouvement est apolitique et déplore le fait que les femmes maliennes ne connaissent pas toujours leurs droits, par exemple, rares sont celles qui savent,  qu’elles peuvent bénéficier de 15% des terres cultivables grâce à la loi agricole, avant de mettre un accent particulier sur les différentes lois quasiment méconnues du grand public et faites en faveur des femmes pour leur propre épanouissement. Il s’agit notamment, des lois axées sur légalité de chance adoptée en 2017, la politique nationale (genre), la loi 052 surtout, la ratification par notre pays, du protocole de Maputo qui donne une large autonomisation aux femmes. Et la vice-présidente de (l’AIFEE), Mme Camara Fatoumata Dacko, d’inviter les femmes à chercher davantage à connaitre leurs droits avant de laisser entendre qu’on ne peut pas aboutir son combat sans être informée sur ses droits et devoirs.

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES FEMMES DE KOULIKORO SUR LE FÉMINISME ET LE GENRE

Du 16 au 17 février 2024, s’est tenu à Koulikoro, un renforcement des capacités des femmes sur le féminisme et le genre. La cérémonie d’ouverture était placée sous la présidence de la Direction régionale de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille de Koulikoro, représentée par M. Esaïe COULIBALY, dans la salle du gouvernorat, en présence de Madame la Secrétaire Exécutive du Mouvement Féministe du Mali (MFM), Maïga Mariam Diawara et M.Aliou Tamboura, 3ème adjoint au maire de la Commune urbaine de Koulikoro.

L’atelier avait pour objectif d’informer les femmes sur le concept et principes du Mouvement Féministe du Mali, de les former sur le genre et avoir leur engagement à être membre du MFM.

Environ une quarantaine de femmes de la cité du Méguétan ont pris part à cette rencontre de partage d’information et d’appropriation sur le Mouvement Féministe au Mali. Par rapport au féminisme, elles ont au cours des deux jours d’échanges trouver à partir des réalités socio-économiques et culturelles de la zone, une définition du féminisme à la malienne.

Pendant les deux jours de formation, les échanges ont porté sur le concept du féminisme, la question du genre, les droits sociaux économiques et le leadership féminin.

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