FORUM FÉMINISTE MALIEN, ÉDITION 2026 : DÉSORMAIS DES SOLUTIONS À L’ÉCHELLE CONFÉDÉRALE.

Du 21 au 23 janvier 2026, le Mouvement féministe du Mali (MFM) a tenu son deuxième Forum féministe à l’hôtel DUNIA, sis à l’ACI 2000 en commune III, du District de Bamako.  En présence de ses membres des 5  régions du Mali et du District et des invitées du Burkina Faso et du Niger.

 

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 En tout, plus d’une  participant-e-s de divers horizons pour réfléchir sur la situation de la femme dans un monde en perpétuel changement. D’où le thème : «  Espace AES : Défis et perspectives féministes pour la promotion des droits des femmes » et un sous-thème : S’organiser dans un monde en perpétuel changement de contexte : Cas de l’AES. Pour la Coordinatrice du Mouvement féministe du Mali, Mme Diarra Djingarey Ibrahim Maïga, l’objectif était de créer un cadre d’analyse, de dialogue et de co-construction de stratégies féministes pour améliorer la promotion et la protection des droits des femmes au sein de l’espace AES et pour renforcer la sororité et l’amour féministes.

 

Pendant trois jours les cinquante (50) participant-e-s, se sont penchés sur les différentes préoccupations des femmes, afin de trouver collégialement des solutions à l’échelle confédérale. Et selon la Coordinatrice, les résultats sont les suivants : Une analyse partagée des défis actuels relatifs aux droits des femmes dans l’espace AES est produite ; Les participant-e-s, identifient des stratégies féministes concrètes et adaptées au contexte régional ; Un ensemble de recommandations opérationnelles est élaboré ; Un réseau de collaboration renforcé entre organisations féministes, institutions et OSC est créé. Et enfin, une feuille de route ou un plan d’action régional est défini pour renforcer la promotion des droits des femmes.

LANCEMENT DU PROJET JEUNES FÉMINISTES ENGAGÉES (JFE).

Le 19 décembre 2025, la salle de conférence de la Préfecture de Kati a servi de cadre au lancement officiel du projet « Jeunes Féministes Engagés » (JFE). La cérémonie couplée à une causerie débat est l’œuvre du Mouvement Féministe du Mali (MFM), avec l’appui de African Women’s Development Fund (AWDF). Elle a regroupé quatre-vingt-dix (90) jeunes femmes de Koulikoro, Bamako et Ségou.

La rencontre a été marquée par la présence des autorités locales et des membres de la société civile. Le projet JFE a pour objectif principal de renforcer la relève du mouvement féministe malien en outillant des jeunes femmes passionnées et engagées afin qu’elles deviennent de véritables actrices de changement au sein de leurs communautés. Et cela, à travers des formations, des échanges et des actions de sensibilisation. Il vise surtout à  promouvoir les valeurs féministes et l’appropriation de la Charte des féministes africaines par la jeunesse.

A travers ledit projet, le Mouvement féministe du Mali, fort de son engagement pour légalité du genre, les droits des femmes, espère créer les conditions pour l’émergence d’une nouvelle génération de féministes conscientes et engagées.

La causerie débat était placée sous le thème « Charte des féministes africaines et principes féministes: construire une relève féministe consciente et engagée au Mali ».  Quatre-vingt-dix (90) jeunes filles du District de Bamako, des régions de Koulikoro et Ségou, ont pris part à cette rencontre. Parmi elles, 30 seront sélectionnées pour bénéficier d’une formation complète et approfondie, leur permettant d’acquérir des compétences solides en leadership féministe, en plaidoyer et en engagement communautaire.

Mme DIARRA DJINGAREY IBRAHIM MAÏGA : UNE MILITANTE DES DROITS HUMAINS DÉCORÉE.

Par le décret N°2025-0758/PT-RM du 13 novembre 2025 portant attribution de distinction honorifique, Mme Diarra Djingarey  Ibrahim Maïga a été décorée pour service rendu à la nation.

Djingarey Ibrahim Maïga est une militante engagée pour les droits des femmes et l’égalité des sexes. Elle est la présidente de l’organisation Femmes et droits humains (FDH), basée à Kati. Fondée en 2000, cette organisation milite pour les droits socio-économiques, civils et politiques des femmes. Elle est aussi la Co-initiatrice du Forum féministe Africain (2006) et du Mouvement féministe du Mali (MFM) initié en 2014. Mme Djingarey Ibrahim Maïga s’est investie dans la promotion des droits des femmes, la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG) et l’autonomisation économique et politique. Activiste pour les droits humains depuis 1996, elle a mené des actions contre les discriminations et les violences envers les femmes à travers des plaidoyers nationaux et internationaux tout en apportant un soutien juridique, médical et psychologique aux victimes de VBG. Dans le cadre du plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive, Mme Djingarey Ibrahim Maïga a initié des programmes éducatifs pour réduire les mariages précoces et les mutilations génitales féminines ; coordonné des programmes d’alphabétisation et d’intégration du genre dans les politiques éducatives. Elle a aussi fait scolariser un grand nombre de filles et faire revenir sur les bancs des filles en situation de déperdition scolaire.

Distinction amplement méritée.

 

 

MAMOU BAMBA DIABATÉ, MAIRE DE LA COMMUNE RURALE DE PELENGANA  LAURÉATE D PRIX D’EXCELLENCE DU LEADERSHIP LOCAL (PELL).

 

L’Observatoire International de la Démocratie Participative en Afrique (OIDP Afrique), en collaboration avec l’Union Africaine et Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique), ont vivement « remercié et félicité Mme Mamou Bamba Diabaté, pour sa participation à l’édition panafricaine du Prix d’Excellence du Leadership Local (PELL) » dont la cérémonie de Remise des trophées s’est tenue le 06 novembre 2025, à Dakar au Sénégal. C’était  au cours du 6ème Forum International de la Démocratie Participative en Afrique (FIDEPA06).

Selon la lettre envoyée par les organisateurs, l’initiative s’inscrit dans les recommandations de la Charte Africaine des valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance et le développement local, adoptée en juin 2014, par les Chefs d’États réunis en sommet de l’Union Africaine. « Cette première édition continentale a enregistré 734 soumissions et a permis de primer 27 bonnes pratiques et innovations dans la gouvernance territoriale, portées par les ministères, les collectivités territoriales, les universitaires/chercheurs, les journalistes/communicants, les enfants et jeunes créateurs et les citoyens transformateurs. »

Mme Mamou Bamba Diabaté a reçu sa distinction à travers son expérience  « Bonne pratique au niveau de la collectivité́ à travers la restitution publique de la gestion de la commune par village ». qui a été soumise dans la catégorie « transparence et reddition des comptes. ».

Cette distinction souligne les efforts continus menés par Mme le maire pour améliorer la qualité de vie de ses concitoyens. Elle a reçu les encouragements de la commission pour la consolidation et pérennisation de ces actions et reste disponible apporter l’appui-conseil et l’accompagnement nécessaire.

A noter que Mme Mamou Bamba Diabaté est maire de la commune rurale de Pelengana (à Segou) depuis 2009. Elle est très active dans les milieux associatifs. Elle est membre du Mouvement féministe du Mali. Sa distinction honore toutes les femmes engagées du pays. Ainsi, la Coordinatrice du Mouvement féministe du Mali, Mme Diarra Djingarey Ibrahim Maïga et toutes les équipes à travers les 19 régions félicitent Mme le maire.

RENFORCEMENT DE CAPACITE EN COMMUNICATION INTERNE DES MEMBRES DU MOUVEMENT FEMINISTE DU MALI (MFM).

Du !8 au 19 juillet 2025, au Mémorial Modibo Keita, s’est tenu un atelier de renforce ment des capacite des membres du MFM en communication interne, ainsi que la communication en signe des sourds, pour plus d’interaction avec les membres malentendants. C’était en présence d’une trentaine de membres dont certains points focaux des régions (Kayes, Sikasso, Mopti, Ségou et Koulikoro) et le président du Conseil d’Administration M. Bouye Diallo. Les facilitateurs étaient M. Sadou Abdoulaye, Journaliste, Spécialiste en Communication, Plaidoyer, Éducation aux Mediaş et Journalisme sensible aux conflits Coordinateur général de l’IDEM et M. Moussa Kéïta, traducteur et formateurs à l’École des Sourds (Une école classée d’utilité publique qui va jusqu’au Diplôme d‘études fondamentale (DEF).

 

Après l’ouverture de l’atelier par la Chargée de Communication Mme Maimouna Traoré, qui a planté le décor en présentant l’objectif général de cette formation en communication interne, qui est le renforcement des capacités institutionnelles des membres du Mouvement Féministe du Mali. Ce qui rendra les membres plus opérationnels et efficaces et efficients dans le travail quotidien.

A travers un pré-test, le formateur a pu connaitre le niveau de compréhension des participants-es en communication de façon général. Il a ensuite développé ce qu’est-ce la Communication ? ; la Communication globale et associative ; le travail avec les médias…etc. Pour ce qui est la communication utile pour le MFM est selon Sadou S. Yattara, « celle qui sert à s’attacher une image positive, faire adhérer, convaincre.  Celle-ci est une action planifiée qui facilite le dialogue entre différents acteurs réunis autour d’un problème ou d’un but afin d’identifier et de mettre en œuvre une initiative concrète visant à solutionner le problème ou atteindre le but en question. »

 

Des explications du facilitateur, les membres ont compris que « la communication interne est stratégique pour le fonctionnement d’une administration qu’elle soit publique ou privée. Elle s’adresse à l’administration elle-même et permet une circulation multidirectionnelle de l’information. Communiquer en interne, c’est assurer la circulation d’informations entre les collaborateurs. La communication à l’interne désigne ainsi l’ensemble des interactions qui permettent de transmettre une information. Sa maîtrise est indispensable. »

La mi-journée du 2ème jour a été consacrée a la présentation de la vision du Mouvement féministe du Mali, par sa Coordinatrice Mme Diarra Djingarey Maïga. Cette présentation a été suivie de la communication en signes des sourds par M. Moussa Keita, traducteur et formateur à l’école des sourds.

 

Il a fait une présentation pratique et démonstrative en langage des signes. C’est dans le but, comme l’a dit la Coordinatrice de « mieux comprendre les besoins des membres de cette communauté, c’est la sororité qui prime, toutes les femmes sont des sœurs. Nous devons tous-es, nous approprier les principes des féministes. Et mots-clés comme promotion, protection, ouverte, empathie, accompagnement, soutien, lois, genre, égalité, équité, stéréotypes, inclusion, respect, assistance, diversité. » Ainsi, a la fin de la courte formation avec M. Moussa Keita, chaque participant a pu avoir un code, s’identifier, se présenter, saluer en langage des signes.

 

Les deux jours de formation selon les participants-es ont été très bénéfiques. La Coordinatrice Mme Diarra Djingarey Maïga a invité tous les membres à capitaliser les connaissances acquises et à les transmettre aux autres qui n’ont pas fait le déplacement.

 

RENCONTRE PANAFRICAINE AU KENYA : LE MOUVEMENT FEMINISTE DU MALI AU CŒUR DE LA SOLIDARITE ENTRE MOUVEMENTS FEMININS DU CONTINENT

Du 23 au 27 juin 2025, le Mouvement Féministe du Mali a pris part au rassemblement panafricain organisé par le réseau Me Too Africa à Diani Beach, au Kenya. Cette rencontre de haut niveau a réuni des militantes féministes venues de toute l’Afrique, autour d’un objectif commun : renforcer la solidarité et la coopération entre les mouvements féminins du continent.

Le Mouvement féministe du Mali était représenté par sa Coordinatrice Diarra Djingarey Ibrahim Maïga et Mariam Dembélé, chargée des questions de VBG. Nos deux représentantes ont activement participé aux travaux, marqués par des échanges profonds et stratégiques.

Placée sous le thème « Que pouvons-nous faire ensemble que nous ne pouvons pas faire séparément ?», cette rencontre a été l’occasion de réfléchir collectivement à des approches transversales et intersectionnelles en matière de justice de genre. Au programme : justice pour les survivantes, sécurité numérique, bien-être des militantes, éducation féministe et stratégies de résistance collective.

À travers des ateliers, panels et moments de sororité, les représentantes du Mali ont porté haut les réalités locales : violences basées sur le genre, défis sécuritaires mais aussi, résilience, engagements communautaires et espoirs d’un futur féministe. « Ce rassemblement nous a rappelé que la force de nos luttes réside dans notre capacité à créer des ponts, à penser ensemble et à agir ensemble », a déclaré Mariam Dembélé à l’issue de la rencontre.

Le Mouvement Féministe du Mali, rentre avec une énergie renouvelée, des partenariats renforcés et une volonté affirmée de poursuivre son engagement en faveur des droits, de la justice et de la dignité des femmes et des filles au Mali et en Afrique.

 

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS

Le Mouvement Féministe du Mali a organisé du 10 au 12 février 2025, à son siège, sis à Kati, un atelier de renforcement des capacités dans la gestion des procédures internes de gouvernance.

C’était sous la direction du Consultant M. Kaboré Wendmalda Patrick, expert en élaboration et gestion des manuels de procédures administratives, comptables et financières. Pendant trois (3) jours, les membres du secrétariat permanent, ont appris comment gérer dans la transparente, l’efficacité et conformément aux réglementations en vigueur ( à travers les manuels de procédure).

Plus qu’un simple exercice administratif, cet atelier marque un tournant dans le renforcement du mouvement. Il consolide ses bases, et lui donne les moyens d’amplifier son impact, afin de mieux  défendre les droits des femmes.

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