29 NOVEMBRE, JOURNÉES DES FEMMES DÉFENSEURES DES DROITS HUMAINS

La journée internationale des femmes défenseures des droits humains a été déclarée le 29 novembre 2005, au cours de la première Consultation internationale sur les femmes défenseures des droits humains à Colombo au Sri Lanka. C’était dans le cadre des 16 jours d’activisme de lutte contre les violences faites aux femmes et au filles de ladite année. La journée, célèbre  la bravoure de ces femmes à travers le monde.

 

C’est l’occasion à travers le monde de rendre hommage au travail des femmes qui œuvrent pour la défense des droits humains, ainsi celui des femmes et hommes qui se battent pour la protection des droits humains : des femmes et des filles dans toute leur diversité et souvent dans des conditions très difficiles. Les femmes défenseures sont aussi victimes de discrimination et de violences basées sur le genre dans leur mission.

Les femmes défenseures des droits humains et les personnes qui défendent les droits liés au genre (FDDH) sont à saluer, leur combat touche la défense des médias, l’autoritarisme, la défense de la démocratie et de l’égalité en matière de participation politique, la recherche de la responsabilité et de la justice pour les atteintes aux droits humains. Ce sont là des questions qui touchent tout le monde.

Les FDDH et les Mouvements féministes à travers le monde un monde dominé par les inégalités sociales et économiques, et par le patriarcat. A noter que le Mali a déjà son Mouvement féministe et tient chaque deux ans « Un Forum féministe malien). Le Mouvement féministe du Mali (MFM) est un mouvement soutenu par des féministes et pro féministes engagés pour la promotion et la protection des droits des femmes, des filles et la justice de genre au Mali.

C’est un regroupement de personnes de divers horizons (jeunes, femmes leaders, féministes, activistes des droits des femmes et des filles, académiciennes, défenseures des droits des femmes/filles, actrices de la société́ civile, du secteurs publics et privés) et des organisations de défense des droits humains, plus précisément des droits des femmes et luttant contre les oppressions patriarcales dans toutes leurs manifestations. Dans ce Mouvement, les féministes sont plus que jamais décidées à réduire les discriminations socioculturelles, la violence et l’exclusion dans les organes de décision. Des centaines d’autres associations de femmes se battent pour un lendemain meilleur pour tous.

Malgré certaines pratiques susceptibles  de ralentir leur élan, comme, entre autres, l’intégrisme religieux et les propos antiféministes, les femmes défenseures des droits humains ont un seul et unique objectif : promouvoir la diversité, l’équité, l’inclusion et l’accessibilité, mais surtout pour une  représentation des femmes. Et les gouvernants, pour un développement humain durable, doivent intégrer une dimension sexospécifique dans la mise en œuvre des politiques et programmes et reconnaître le rôle essentiel que joue les défenseurs des droits humains dans l’atteinte d’une société juste et égalitaire.

RENFORCEMENT DES CAPACITÉS ET LANCEMENT DE LA CAMPAGNE DES 16 JOURS D’ACTIVISME CONTRE LES VBG DE MFM ET DE FDH

Le Mouvement Féministe du Mali (MFM) a organisé un atelier de renforcement des connaissances de plus d’une trentaine de ses membres à Ségou, sur le féminisme et lancer sa campagne des « 16 jours d’activisme.. ». C’était du 25 au 26 novembre 2023, en partenariat avec l’ONG Femmes et Droits Humains, dans la salle de réunion du Centre Gabriel Cissé. L’activité s’est déroulée en présence du représentant du maire central de Ségou, Mme  Daou Awa Doumbia, du Directeur régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Dazaly Coulibaly, ainsi que du maire de Penegana Mme Diabaté Mamou Bamba.

Dans son discours de bienvenue, le représentant du maire Mme Daou Awa Doumbia, s’est réjouis du choix de la cité des Balazans (Ségou) pour la tenue de l’atelier de renforcement de capacités des associations sur le féminisme et le lancement des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux femmes et aux filles. Elle a rendu un vibrant  hommage à tous les acteurs de la lutte contre les VBG et précisément au mouvement féministe pour son combat pour le bonheur des populations surtout les femmes et les filles. Elle a terminé en formulant le vœu d’une paix durable et d’une société ;sécurisée sans violence au Mali

 

           

Le Directeur régional de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, M. Dazaly Coulibaly, a, quant à lui, placé l’évènement dans son contexte et dit que la Campagne des 16 Jours d’activisme constitue est «  un cadre d’échange et de réflexion sur la problématique des Violences basées sur le Genre ». Il a rappelé le thème national de la campagne pour cette édition 2023, « Rôle et responsabilité des femmes dans la lutte contre les violences faites aux femmes et filles en période électorale » et celui international qui est « Investir pour prévenir la violence faite aux femmes et aux filles ».Pour le Directeur « Les droit des femmes et des filles sont aussi des droits humains, qui méritent d’être protégés ». Il a, enfin, salué les efforts consentis par le Mouvement féministe et ses partenaires à travers des actions comme le Forum des Féministes et sa restitution à la base dans toutes les régions du Mali.

      

La présidente du Mouvement Féministe du Mali (MFM), Mme Maïga Mariam Diawara, a dans son intervention, présenté le Mouvement, ses objectifs et ses liens avec d’autres mouvements à travers le continent et ailleurs. Ainsi, elle a présenté la charte des principes féministes africaines et celle élaborée par les ouest africaines. L’objectif de la rencontre était d’améliorer les connaissances des membres du Mouvement en vue de sa consolidation et mieux comprendre le concept au regard de l’opinion malienne, afin de crédibiliser le concept du féminisme et y donner un sens à la malienne. C’est pour finalement intégrer le féminisme dans les actions politiques de promotion et de défense des droits des femmes au Mali.

 

La coordinatrice du Mouvement, Mme Diarra Djingarey Maïga, a fait son exposé sur les violences basées sur le genre (VBG), sa définition, les catégories et des exemples sur certaines formes plus courantes au Mali. Selon la coordinatrice, citant les Nations Unies, la violence basée sur le genre est « Tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée ». Elle a, ensuite, axée son intervention sur les violences affligées aux femmes maliennes, sur la base des stéréotypes et ou des préjuges sexistes. Ces violences sont d’ordre physique, sexuel, psychologique, moral, économique et institutionnelles.

 

La Campagne « 16 Jours d’Activisme » contre la violence basée sur le genre, commence le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et se termine le 10 décembre, Journée internationale des droits de l’Homme. Ladite campagne a été expliquée par la chargée de Communication du Mouvement, Maïmouna Traoré, elle est partie des origines en 1960, avec l’assassinat des sœurs Mirabal en République Dominicaine, pour leur militantisme pour  les droits des femmes. Et de l’institution en 1991, lors du 1er Institut international pour le leadership des femmes organisé par l’Université de Rutgers USA, d’une campagne internationale de 16 jours pour la lutte contre la violence faite aux femmes et aux filles. Des actions de plaidoyer ont abouti à sa reconnaissance par les Nations Unies en 1993.

   

Au cours des débats, des chiffres ont été donnés sur les violences faites aux femmes et aux filles au Mali. « Au moins14 264 incidents de VBG ont été rapportés en 2022. Sur ce nombre de cas, les 98% ont été commises sur les femmes et filles notamment 39% de viols et 17% d’agressions sexuelles. Les régions les plus touchées sont le district de Bamako (32%), Mopti (26%) et Gao/Ménaka (19%). » Selon le Système de Gestion d’Informations sur les Violences Basées sur le Genre (GBVIMS

Pour ce qui est du thème de la campagne de cette année à savoir : « Rôle et responsabilité des femmes dans la lutte contre les violences faites aux femmes et filles en période électorale », les maires de Ségou ville et de Penegana ont fait des témoignages sur les difficultés que rencontrent les femmes candidates et surtout comment y faire face.

Les participantes ont promis de rendre compte à la base et se sont engagées par écrit à défendre à travers le Mouvement Féministe du Mali (MFM), les droits des femmes sans hésitation, avec le slogan « Je suis féministe sans si, ni mais »

Le Mouvement a planifié des activités qui se tiendront dans différentes localités du Mali.

 

 

ATELIER SUR LES INSTRUMENTS JURIDIQUES NATIONAUX, RÉGIONAUX ET INTERNATIONAUX EN FAVEUR DES DROITS DES FEMMES.

Fin ce 18 novembre 2022, de la deuxième session de l’atelier sur les instruments juridiques nationaux, régionaux et internationaux en faveur des femmes et les mécanismes de protection desdits doits. Le premier atelier a eu lieu du 11 au 13 octobre 2022. Tous les deux ateliers se sont tenus au Mémorial Modibo Kéïta. Ils étaient organisés par le Mouvement Féministe du Mali (MFM) sous la coordination de Mme Diarra Djingarey Maïga de Femmes et Droits humains (FDH) et sur un financement du Fonds pour la Justice sociale (FJS).

En deux sessions de formation, c’est une quarantaine (40) d’hommes et de femmes du Mouvement Féministe du Mali (MFM) et de ses associations partenaires, qui ont eu leurs capacités renforcées sur les instruments juridiques de promotion et de protection des droits des femmes et leurs mécanismes de mise en œuvre. Les deux ateliers ont été lancés par le président de la Commission Nationale des Droits de l’homme (CNDH), représenté par Me Aïssata Tembely.

             

Les consultants- es au premier tour, étaient : Mmes Djingarey Maïga, Inna Tall, Me Saran Keita et M. Djakaridia Traoré et au deuxième tour par Mme Inna Tall, Diawoye Magassa et Mme Djingarey Maïga. L’atelier a, à sa deuxième session, tenu, avant le démarrage de ses travaux à rendre un vibrant hommage mérité à Me Djourté Fatoumata Dembélé, décédée le 9 septembre 2022.  Une défenseure des droits humains, dont la signature se trouve sur beaucoup de documents défendant les droits des femmes et l’égalité de genre au Mali. Elle était une consultante attitrée de FDH et MFM. Son époux Baba Djourté, journaliste à la retraite et des membres de sa famille biologique étaient présents à la séance d’hommage.

Les travaux de l’atelier se sont poursuivies jusqu’au 18 novembre 2022. A la fin du premier et du deuxième atelier, les participants-tes ont affirmé avoir une meilleure connaissance sur Instruments nationaux, régionaux et internationaux de protection des droits des femmes ratifiés par le Mali ; les fonctionnements de ces mécanismes ; les voies de recours en cas de violations desdits droits et les procédures permettant leur jouissance ; Et enfin, avoir mieux compris le concept du féminisme.

TABLE RONDE SUR “ÉGALITÉ DE DROITS, INÉGALITÉS DE FAIT: DES FEMMES “TÉMOIGNENT

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale des droits de la femme, le Mouvement Féministe du Mali ( MFM ) a organisé ,ce Mardi 22 mars 2022, au Mémorial Modibo Keita, une table ronde avec des leaders des associations féministes et certaines de leurs membres, telles que l’Association malienne des sourds et malentendants (AMASOURDS), la Fédération malienne des associations et Comités de personnes vivant avec un handicap (FEMAPH), l’Association Malienne pour la protection des personnes vivant avec l’Albinisme (AMPPA) et plusieurs responsables d’ associations féministes du Mali. Avec la présence appréciée de la juriste Me Djourté Fatoumata Dembélé de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).

 

L’objectif de cette table ronde est de faire connaître les lois et politiques nationales en matière de protection des droits des femmes au Mali et surtout comment les Maliennes vivent les inégalités de fait. Le thème choisi pour la circonstance est : « Égalité de droit et inégalités de fait – Des femmes témoignent».

Pour Diarra Djingarey Maïga, l’activité entre dans le cadre de la célébration du 8 mars, qui pour elle, n’est pas que festivité. C’est plutôt un moment pour les membres de s’asseoir, de réfléchir, d’analyser et de proposer. « Comme vous l’avez constaté, nous sommes ici entre femmes mais entre femmes de différentes catégories, nous avons les femmes vivant avec l’albinisme, des femmes sourdes et malentendantes, des femmes vivant avec un handicap physique, nous avons toutes ces femmes ensemble dans cette salle.

L’initiative est d’échanger les expériences, mettre ensemble les acquis que ces femmes ont eu dans la lutte pour leur droit et aussi réfléchir sur les perspectives et comment les mettre en action pour trouver la solution à ces inégalités que ces femmes vivent en tant que femme malienne, » a précisé Mme Diarra Djingarey Maïga, présidente du MFM.

Pour Fatoumata Dembélé de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), la Constitution du 25 février 1992, c’est la loi fondamentale, elle met en exergue la promotion de la femme, pose le principe de la non-discrimination entre les hommes et les femmes. On peut constater cela dans l’article 2 à l’article 18 et même au-delà, Vous pouvez vous prévaloir de tous ces droits, ce sont vos droits à vous aussi.

Vous avez un texte, qui pose des principes discriminatoires, c’est le Code des personnes et de la famille adopté en Novembre 2011. Il reconnaît l’âge de la majorité à 18 ans. Normalement, tous les actes qu’on pose doivent aller dans ce sens, mais le principe de la discrimination est posé, en permettent à la fille de se marier à l’âge de 16 ans, elle n’est pas majeure (puisque l’âge de la majorité est de 18 ans).

La grande difficulté des femmes à ce jour, a-t-elle dit, est la non application des lois et des textes votés en faveur des femmes. Ces difficultés posent d’énormes préjudices aux femmes. Nous rappelons que la femme a droit à l’éducation, à la santé, au développement. Après les explications de Me Djourté Fatoumata, plusieurs thématiques ont été soulevées au cours de cette table ronde, entre autres le traitement subi par les femmes atteintes d’albinisme, l’accès aux services sociaux de base, à l’information.

« La difficulté que les femmes en situation d’albinisme rencontrent sont vraiment multiples. Déjà nous faisons face à des discriminations verbales comme des injures, des sabotages… Le pire est que nous devrions subir des VBG à cause de notre albinisme parce que, selon certaines croyances, avoir des relations intimes avec des personnes atteintes d’albinisme procureraient de la richesse.

C’est ce qui justifie les nombreux viols dont elles sont victimes » déplore Mme Maïga Aminata Traoré, présidente des personnes atteintes d’albinisme. Du côté des personnes handicapées physiques, Kadiatou Coulibaly dite Katouchia, de l’Union malienne des Associations et des Comités des femmes handicapées (UMAPH) a donné des exemples de discriminations à leur rencontre qui dépassent l’entendement.

Sur le plan santé, ces femmes rencontrent des difficultés lorsqu’il faut aller par exemple accoucher. La différence de traitement est très grandes, elles accouchent souvent à même le sol, avec souvent des injures à l’appui. Sur le plan de l’emploi, on ne tient pas compte de leur état, il faut faire comme tout le monde, ce qui est impossible.

L’accès aux bâtiments publics est difficile à cause du manque de remparts et autres. Sur le plan social, c’est encore plus compliqué. Barkissa Maïga, de l’Association malienne des sourds et malentendants (AMASOURDS) a surtout parlé de leur exclusion dans la circulation de l’information, sans traducteurs ils ne peuvent rien faire.

A la fin de la table ronde, les femmes ont fait des recommandations à savoir : Faire une cartographie des personnes vivant avec Albinisme dans le pays ; Sensibiliser les hommes et les femmes sur les inégalités ; Accentuer les actions de sensibilisation et de plaidoyers sur les inégalités sociales ;

Plaider pour des interprètes dans les services publics et parapublics ;

Plaider pour la création d’une radio dénommée « la voix des handicapés » ; Réduire la création de nouvelles associations et renforcer celles existantes ;

Renforcement des capacités des femmes ; Faciliter l’accès à l’information (Tv -Radio) grâce aux interprètes ;

Recherche de bourse d’études pour les personnes vivant avec handicap.

Notons que le MFM regroupe des femmes de divers horizons (jeunes femmes leaders, féministes, activistes des droits des femmes et des filles, académiciennes, actrices de la société civile, des secteurs public et privé) et des organisations de droits humains et des droits des femmes luttant contre les oppressions patriarcales dans toutes leurs manifestations.

Des femmes qui sont plus que jamais décidées à réduire les discriminations socioculturelles, la violence et l’exclusion dans les organes de décision. Le Mouvement a, entre autres objectifs : de favoriser l’avancement de l’égalité entre femmes et hommes, de promouvoir la diversité et de mettre en place des processus et des stratégies de mobilisation efficaces, pour mieux positionner la question des femmes dans l’agenda politique.

Le MFM est en fin de compte une véritable école pour faire la promotion féminisme.

DEUXIÈME ÉDITION DU FORUM FÉMINISTE DU MALI : DYNAMISER LE MOUVEMENT ET PARTAGER LES RÉSISTANCES

Le Mouvement féministe du Mali du 17 au 19 novembre 2021, a organisé son deuxième forum dans le cadre de la dynamisation dudit mouvement, au Grand Hôtel de Bamako. L’espace d’échange a travaillé autour du thème «Partager nos résistances ». C’était en présence des représentantes de beaucoup d’organisations de défenses des droits des femmes des régions du Mali et du District de Bamako, de pro féministes (ces hommes qui se battent pour la défense des droits des femmes) et de partenaires comme Oxfam/Voice.

Dans son mot de bienvenue, Madame Diarra Djingarey Ibrahima Maïga, secrétaire exécutive de Femmes et droits Humains et Coordinatrice du Forum féministe, a dit que « ce forum vise à favoriser l’avancement de l’égalité entre l’homme et la femme. C’est pour dynamiser le mouvement féministe au Mali». Elle a ensuite ajouté que le contexte du Mali change régulièrement et chaque changement de contexte est une menace pour les droits des femmes, c’est pourquoi il est crucial pour nous d’avoir un mouvement fort qui va se lever et agir à chaque fois qu’il y a un problème ou une menace afin que les droits des femmes soient pris en compte.

La représentante du Mouvement féministe du Mali (MFM), Madame Maïga Mariam Diawara, a commencé par la citation, « Féministe sans si, sans mais, nous le sommes », pour elle, « Initié en 2014, le premier Forum a servi d’espace d’échange d’expériences, d’interaction, de partage fructueux, d’analyse et de synergie entre femmes leaders de différentes générations, de divers horizons. J’invite les femmes à faire face aux défis de l’inégalité sécuritaire, sanitaire, économique, à la destruction de l’environnement et au changement climatique », a-t-elle conclu.

Madame Mama Koïté Doumbia, présidente des femmes leaders du Mali et de Musonet, avant de lancer l’atelier a partagé ses expériences avec les participantes et demander plus de solidarité entre les femmes et un coaching des plus jeunes par les anciennes pour un meilleur partage de témoin. « L’avenir va se construire sur la jeunesse et je pense nous avons besoin de passer le témoin. Nous avons eu la chance d’avoir beaucoup d’expériences, poser beaucoup d’actes et aujourd’hui nous voulons laisser la jeunesse continuer le combat, sinon tous nos efforts seront anéantis», a-t-elle ajouté.

Trois jours durant, les participantes encadrées par la Consultante internationale sénégalaise Awa Fall Diop, ont formulé des recommandations pour mieux dynamiser le mouvement, afin d’améliorer la participation active et la prise en charge de la voix des femmes et des filles du Mali dans les décisions et les politiques nationales. Pour rappel, le forum féministe Malien regroupe les femmes leaders de différentes générations, de divers horizons (jeunes femmes leaders urbaines et rurales, féministes, activistes des droits des femmes et des filles, académiciennes, actrices de la société civile, des secteurs publics et privés. A ce deuxième forum, elles sont venues de toutes les régions du Mali et du District.

PRIORISATION DES DROITS

Afin d’analyser la situation des droits et de l’égalité de genre au Mali, les participantes ont travaillé en groupes pour définir les prioritaires selon elles. Les discussions en plénière ont finalement retenu 8 droits prioritaires.

Le Droit à la vie

Le droit à l’éducation

Droit à la santé sexuelle et reproductive

Les droits économiques, politiques et civils: accès et contrôle des biens, autonomisation, emploi et AGR

Droit à un travail décent et à un revenu égal

Droit à la sécurité et à la protection Le droit à l’égalité juridique /la non-discrimination : justice, protection et défense, liberté, sécurité et paix Droit à la terre

Droit à l’égalité,

Les droits politiques et civiques : association, réunion, vote, éligibilité

Droit à la participation politique et aux prises de décisions

Le droit à la sécurité, à la protection et à la défense

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